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>>Mercredis Papyrus (l'atelier des enfants)

Quelle parole pour l’enfant qui vit l’hospitalisation d’un proche ?

Atelier des enfants

Depuis le mois de décembre 2006, les psychologues du service des Soins continus et palliatifs proposent, tous les mercredis après-midi, un espace d’accueil, d’expression et d’échange pour les enfants et adolescents confrontés à la maladie grave d’un proche. Il s’agit d’un espace possible de parole, de mise en scène, de créativité, de jeu, de lecture. Un temps centré sur la singularité des vécus, des désirs d’expression et du lien de chaque enfant à la personne hospitalisée. C’est aussi l’occasion d’un partage et d’une rencontre avec d’autres, de mêmes générations, vivant une situation parfois assez similaire. Médecine, chirurgie, gériatrie, quel que soit le service où le proche est hospitalisé, les enfants sont les bienvenus aux Mercredis Papyrus.

Le projet s’est élaboré à partir du constat récurrent de la faible fréquentation des services hospitaliers non pédiatriques par les enfants mais également par les demandes répétées et nombreuses d’adultes quelque peu démunis face à l’annonce d’un diagnostic lourd. Les plus jeunes sont trop souvent maintenus en marge de l’institution hospitalière. Pour les préserver, les protéger, les adultes ont parfois recours au silence, à la mise à distance, à l’évitement voire au mensonge. Croire que refuser à l’enfant l’accès à l’hôpital va lui permettre de faire l’économie d’un questionnement quant à la maladie, à ses effets physiques et psychiques, à son issue et aux potentielles limites des traitements, c’est faire fi du fait que l’enfant en bonne santé mentale est curieux, avide d’explorer, de comprendre. Quel que soit son âge, l’enfant vit et ressent les événements qui l’entourent et il a besoin d’entendre une parole adaptée et qui sonne juste à ce propos. Les sentiments et les émotions vécus par les adultes ne lui échappent pas. Taire la réalité, c’est prendre le risque que l’imaginaire vienne combler les vides laissés par des questions évitées par l’adulte. Les productions fantasmatiques de l’enfant sont, alors, susceptibles de lui faire croire que la maladie est, par exemple, la conséquence de son comportement, de son agressivité, de ses pensées,… et une forme de culpabilité, d’angoisse  ou de silence pourrait en résulter. 

Atelier des enfants

L’ouverture des Mercredis Papyrus vise donc à rendre l’institution hospitalière plus accessible aux enfants mais surtout à favoriser le maintien du lien malgré la maladie. Favoriser l’expression d’une parole autour des questions existentielles de vie, de mort, de maladie, de perte, de deuil, c’est permettre à l’enfant, à l’adulte et à la personne malade de se « retrouver ». C’est donner l’occasion à chacun de se positionner, de donner du sens et peut être que la maladie n’occupe plus tout l’avant de la scène reléguant le relationnel dans les coulisses. La possibilité pour l’enfant de venir aux Mercredis Papyrus, avant, pendant ou après une visite, c’est lui offrir un temps possible d’intégration, de partage et d’expression selon le mode qu’il choisira, réel ou symbolique. En outre, c’est soutenir le parent qui amène l’enfant dans sa relation avec ce dernier.

Concrètement

Pour qui ? Tout enfant ou adolescent dont un proche est hospitalisé, pour maladie grave, au CHU Brugmann.
Où ? En contrebas du bâtiment B, entre la crèche et la stomatologie.
Quand ? Les mercredis après-midi de 13h00 à 17h00.
Comment ? Accueil des enfants durant les heures d’ouverture. Sans rendez-vous.
En savoir plus : Folio imprimablePDF.

>>En savoir plus sur l'unité résidentielle Papyrus.